UN SOUCI, DEUX SOUCIS, DES SOUCIS !!!!!!

 

LES GENOUX.....  2

Anatomie fonctionnelle du genou

 

 

 

Le genou est une articulation particulièrement complexe, d'une part parce qu'elle supporte des contraintes considérables, d'autre part parce qu'elle est structurellement instable, enfin parce qu'elle exécute, en même temps, plusieurs mouvements.

 

 

 

1)      Des contraintes considérables : en position debout, au repos, l'articulation supporte le poids du corps, et ceci avec un minimum d'assistance musculaire. A l'effort, en particulier lors de la course ou des sauts, l'articulation supporte 6 à 8 fois le poids du corps. Les muscles qui entrent alors en action sont les plus puissants du corps humain.

 

 

 

2)      Structurellement instable : il n'y a pas congruence entre les surfaces articulaires – le plateau tibial, comme son nom l'indique est relativement plat. Les condyles sont arrondis. C'est comme faire tenir une boule sur une assiette en mouvement. En plus le fémur et le tibia ne sont pas alignés.Il est donc nécessaire qu'interviennent des éléments stabilisateurs : les muscles, en notant que lorsqu'un muscle entrainant un mouvement du genou se contracte, le ou les muscles entrainant le mouvement inverse doit (doivent) se contracter aussi, évidemment avec moins de puissance, pour assurer la stabilité. Par exemple lorsque le quadriceps se contracte pour assurer une extension du genou, les muscles postérieurs (ischio-jambiers, patte d'oie, jumeaux) doivent se contracter aussi – et vice-versa.

 

            Les ligaments latéraux et/ou croisés jouent aussi un rôle important de stabilisation et de limitation de l'amplitude des mouvements. Enfin la capsule articulaire, qui forme des coque     épaisses à la partie postérieure des condyles, empêche le genou d'aller trop loin en        recurvatum (c'est à dire en se pliant en avant).

 

 

 

 3)      Plusieurs mouvements simultanés sont possibles :

 

 

 

*d'abord le mouvement de flexion- extension de la jambe sur la cuisse. C'est le principal mouvement qui permet la marche, mais aussi la position assise et accroupie, et le retour en position debout.

 

 

 

*un mouvement de rotation permet de bien positionner le pied lors de la marche. Faites l'expérience : en position assise saisissez votre genou et tournez le pied vers l'extérieur, puis vers l'intérieur. Vous sentirez très bien que le tibia tourne sous le fémur. En effet l'articulation de la cheville ne permet pas cette rotation du pied et il faut donc que toute la jambe tourne pour réaliser ce mouvement, qui est essentiel pour éviter les obstacles et compenser les irrégularités lors de la marche. Sans compter la possibilité de donner de l'effet au ballon lors d'un shoot au football !

 

ce sont les ligaments croisés qui limitent ces actions et les ménisques qui les facilitent.

 

 

 

 *l'articulation du genou peut avoir dans le plan frontal une petite mobilité latérale : si la jambe part à l'extérieur l'articulation s'ouvre à l'intérieur. On dit qu'on effectue un mouvement en valgus. Le mouvement inverse est dit en varus. Ce sont les ligaments latéraux qui contrôlent cette mobilité : le ligament latéral interne limite le valgus. Le ligament latéral externe limite le varus. Ces mouvement sont de faible amplitude mais essentiels pour certaines actions ( pensez à la godille à ski, ou à la position « en tailleur ») ou pour atténuer certains chocs ou contraintes.

 

 

 

*Enfin un mouvement de glissement antéro-postérieur du tibia sous le fémur se produit à la marche. C'est la forme spiralée des condyles qui le permet. Ce mouvement étant limité par les ligaments croisés. Ce mouvement ne doit pas se produire sur un genou au repos. S'il existe on parle alors de tiroir antérieur ou postérieur et ceci traduit une rupture du ligament croisé correspondant.

 

 

 

 

 

Au total le fonctionnement du genou est un subtil équilibre entre l'instabilité qui permet la mobilité et le jeu d'éléments stabilisants qui maintiennent les structures .

 

 

 

Sans oublier que quand on dit : « le genou » on oublie que ce genou doit s'accorder avec le mouvement du genou de l'autre côté, et que le fonctionnement du genou ne peut se faire correctement que si les articulations sus – jacente (la hanche) ou sous- jacente (la cheville), mais aussi les articulations postérieures du pied (Chopart et Lisfranc) jouent pleinement leur rôle. Par exemple pour marcher correctement il faut que le bassin reste horizontal lorsqu'on est en appui sur un seul pied ! Toute dysfonction de ces autres articulations va retentir sur le genou et entraîner parfois des douleurs ou une usure prématurée. Et l'inverse est évidemment vrai.

Claude C.

 

LES GENOUX.....  1

Le genou

 

 Le genou est la plus grosse articulation du corps et elle est soumise à des contraintes mécaniques considérables , ce qui explique que les gens qui s'en servent beaucoup (au hasard, les marcheurs …) aient tendance à l'user prématurément.

 

 

Anatomie

 

 

Un peu d'anatomie aide à comprendre les pathologies et les traitements !!!

 

 

Le genou, c'est en fait deux articulations, dans une même enveloppe. Il y a l'articulation entre le fémur et le tibia, d'une part, et l'articulation entre le fémur et la rotule (ou patelle) d'autre part. Mais le tout est dans la même capsule articulaire , et dans la même enveloppe synoviale.

 

 

Dans cette enveloppe synoviale on trouve aussi deux formations cartilagineuses, les ménisques interne et externe, qui s'interposent entre fémur et tibia, et les ligaments croisés, antérieur et postérieur. De chaque côté de la capsule il y a les ligaments latéraux, externe et interne qui participent à la stabilité latérale. Les différents muscles qui assurent à la fois les mouvements et la stabilité de l'articulation sont en avant le quadriceps, dont le tendon englobe la rotule et est prolongé en bas par le tendon rotulien qui s'insère sur la tubérosité tibiale, et en arrière les muscles ischio-jambiers (semi-membraneux, semi-tendineux et biceps fémoral), les muscles de la patte d'oie ( sartorius – ex couturier, gracile – ex droit interne , et semi tendineux) et les jumeaux (muscles superficiels du mollet). Le quadriceps assure l'extension du genou, et les muscles postérieurs  la flexion du genou.

 

 

Le fémur : c'est l'os le plus long du corps. Il s'articule en haut sur le bassin par l'articulation de la hanche, et en bas sur le tibia et la rotule au niveau du genou. Il faut noter que l'écartement entre les deux hanches est bien plus grand que celui entre les deux genoux. Le fémur est donc oblique en dedans et en bas. C'est important à noter car c'est un facteur d'instabilité du genou et cela modifie la répartition des contraintes mécaniques.  Il y a tout de même une exception, le cow-boy ! Mais il ne se déplace bien qu'à cheval !

 

 

A l'extrémité inférieure du fémur se trouvent les surfaces articulaires qui participent à l'articulation du genou : la trochlée, zone cartilagineuse en forme de papillon aux ailes semi-déployées qui s'articule avec la rotule. Et les condyles, zones arrondies et recouvertes de cartilage, situées de part et d'autre de la cavité inter-condylienne et qui s'articulent avec le plateau tibial. A noter que , vus de profil les condyles ne sont pas exactement circulaires, mais en spirale, comme les coinceurs Camalot® qu'utilisent les grimpeurs. Cette forme permet de maintenir la tension des ligaments au cours des mouvements de flexion – extension du genou.

 

 

Le tibia est l'os qui relie le genou à la cheville. Vertical et étroit, il s'élargit à sa partie supérieure en un vaste plateau, sur lequel se trouvent deux surface cartilagineuses qui s'articulent avec les condyles fémoraux.

 

La rotule est un petit os , inséré dans le tendon du quadriceps et qui se prolonge en bas par le tendon rotulien qui s'insère sur la tubérosité tibiale antérieure. Sa face postérieure est cartilagineuse (c'est le cartilage le plus épais du corps) et s'articule avec la trochlée fémorale.

 

 

Les ménisques sont des cartilages plus ou moins mobiles dans l'articulation du genou, où ils s'interposent entre les condyles fémoraux et les surfaces articulaires tibiales. Le ménisque interne est en forme de C, et le ménisque externe est plus épais et presque fermé en forme de O (Pour s'en souvenir les étudiants en médecine associaient les ménisques au nom CitrOën!).

 

 

Dans l'intervalle entre les condyles et les plateaux tibiaux se croisent les ligaments « croisés ». Ceux ci se croisent entre eux, mais croisent aussi les ligaments latéraux externe et interne. Ces croisements favorisent la stabilité antéro-postérieure et latérale du genou, en limitant les torsions.

 

 

La capsule, doublée en interne par la membrane synoviale ferme l'articulation. Il n'y a qu'une seule capsule et une seule membrane synoviale pour les deux articulations fémoro-patellaire et fémoro-tibiale. La membrane synoviale sécrète la synovie, liquide visqueux dont la fonction est de favoriser le coulissement des surfaces articulaires, mais aussi de nourrir le cartilage, qui n'est pas vascularisé.

 

 

Tout autour du genou, il y a des « bourses », sortes de sacs remplis d'un liquide proche du liquide synovial, qui amortissent les contraintes et favorisent les glissements des tendons.

 

Claude C.